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Livre du Centenaire

  1. La Réforme en Chablais
  2. Mornex et sa chapelle
  3. Erection du Temple
    d'Annemasse
  4. La paroisse de 1895
    à 1921
  5. L'entre-deux guerres
  6. La guerre et la paroisse
  7. L'après-guerre
  8. Dans le temple rénové
  9. Aujourd'hui ou presque
  10. Cent ans d'existence
  11. Annexe I
  12. Annexe II

Eglise Protestante Unie du Genevois et Giffre


L'entre-deux guerres

1921. 16 janvier: installation du pasteur Henri Dartigue. Création des ventes de paroisse, qui vont assurer avec le temps une part importante du budget, en particulier grâce aux dames du "groupe de couture".

1923. 25 février: Assemblée générale de la paroisse, au cours de laquelle a lieu un culte de commémoration de l'Armistice de 1918 (cinquième anniversaire).

Avril 1923: Réunion d'un Synode régional des églises réformées, dont rend compte le Progrès de Haute Savoie le samedi 28 avril 1923.

Au 1er janvier 1923 L'Association Cultuelle de l'église d'Annemasse se compose de 795 familles, soit 556 membres adultes et 239 enfants. Le nombre des cotisants est de 193, plus élevé que celui des membres de l'Association cultuelle, qui n'est que de 140. Pour l'installation du pasteur Dartigue on a procédé à un inventaire des archives. Le conseil de paroisse est composé de dix membres. On décide de publier les Statuts et de les expliquer afin de provoquer de nouvelles adhésions à l'Association cultuelle. Suivant les recommandations du Synode national de Montauban, il est décidé de créer une commission locale de l'enseignement religieux, et le 30 septembre le pasteur Frank Thomas réunit les jeunes de la paroisse à Mornex. Il y a à l'époque neuf catéchumènes d'Annemasse et dix autres venus du Secteur des Disséminés reçus chaque année dans l'église.

1924. Les problèmes traités par le Synode national se reflètent dans la vie de la paroisse. Ce sont le mariage des divorcés; c'est aussi l'augmentation du traitement des pasteurs, et un appel aux retardataires dans le paiement des cotisations. Le résultat de cet appel est bon: 28 nouveaux cotisants se présentent... La paroisse doit préciser ses engagements financiers envers la Région. On évoque également la question du retrait de la nomination des pasteurs aux conseils de paroisse au profit de la Région. Cette mesure, contraire aux traditions de l'église Réformée, ne sera jamais adoptée. Mais encore en 1991, le Synode national d'Orthez, préoccupé par l'inégalité du pourvoi des postes pastoraux en France, invitera les Régions à mener une révision générale des postes, et les paroisses à "vivre volontairement une année de vacance après le départ de chaque ministre". Ce problème, on le voit, est endémique.

La chapelle de Mornex est achetée avec l'aide de la Société genevoise des Protestants disséminés. Le pasteur Dartigue prend ses fonctions d'aumônier à l'hôpital Dufresne-Sommeiller de la Tour en Faucigny.

La paroisse contribue financièrement à la réalisation du Palais de la Femme qu'ouvré à Paris l'Armée du Salut.

Le Secteur des disséminés est alors pris en charge par le pasteur Maillet qui réside à St Julien-Chabloux, il utilise sa propre maison comme local d'accueil, mais ne pouvant recevoir plus de 25 personnes, il demande la construction d'un local pour son secteur.

1927: Création à Annemasse d'une section de l'Union chrétienne des Jeunes gens, par M. Neubert (dix adhérents), et d'une Union chrétienne des Jeunes filles (quinze adhérentes), par Mme Dartigue. 80 enfants se présentent à la rentrée de l'école du Dimanche et du Jeudi.

Extrait du Procès-Verbal de la séance du 27 mars 1927.
Extrait du Procès-Verbal de la séance du 27 mars 1927.

1928 Achat d'un nouvel harmonium grâce à une souscription de 140 parts. Le pasteur Dartigue est nommé délégué de la Xème Région qui est alors l'Algérie. Pendant ses congés il est remplacé par un élève en théologie de Genève.

1929: On installe le gaz de ville au presbytère.

1930: L'année commence par un geste de solidarité envers les sinistrés de la crise dans le Midi. Au synode régional d'Aix les Bains le professeur Lemaître fait une conférence qui marque sur le thème: "Jésus est-il dépassé?" On cherche un local à louer pour le secteur de St Julien.

1932: Malgré le succès régulier des ventes de paroisse, le budget accuse un déficit de 10%. On décide de faire les placements de la paroisse dans des bons de la Défense nationale. Cette année-là le synode national se tient à Clermont-Ferrand et porte sur le thème "Le rôle de l'église en cas de guerre".

1933: Le pasteur doit séjourner pour raisons de santé pendant de longs mois au sanatorium de Praz-Coutant. Les activités de la paroisse en sont notablement ralenties. On prend l'habitude d'envoyer un délégué laïc au synode régional annuel, pour accompagner le pasteur.

1934-35 Au synode régional de Vernoux, en 1935, le capitaine Etienne Bach, animateur des Chevaliers de la Paix, fait une conférence sur les risques de guerre. L'année suivante on traite de l'objection de conscience. A l'Assemblée générale de 1935 on s'inquiète de la puissance militaire de l'Allemagne et de la menace qui en résulte.

Les protestants de La Roche et de Bonneville, jusqu'ici rattachés à Annemasse, passent sous la responsabilité d'Annecy, ce qui soulage notablement le pasteur d'Annemasse.

1936: Le pasteur Dartigue soutient ardemment les projets d'union des églises réformées et évangéliques. Il s'en fera l'avocat aux synodes nationaux de Reims et d'Angers. Mais le 6 octobre il annonce sa démission et son départ pour une paroisse moins lourde, celle de Remiremont dans les Vosges. Il a accompli quinze ans de ministère à Annemasse.

Le 54ème congrès des Unions chrétiennes se tient à Annemasse les 20 et 21 novembre 1936.

Le poste de pasteur a été mis au concours, il se présente six candidats. Est choisi comme pasteur intérimaire et suffragant M. Meier. Le Conseil lui a demandé de répondre à la question "Comment envisagez-vous la vie spirituelle de la paroisse et son rayonnement dans la région?" M. Meier restera huit mois, sera apprécié. Il visite une cinquantaine de familles dans le secteur de Gaillard, et elles s'inscrivent toutes à l'Association Cultuelle.

1937 Le 27 mai audition du pasteur Bach, déjà mentionné. Il est capitaine dans l'Armée, il a été trois fois blessé au combat pendant la guerre de 14-18. Il est nommé suffragant et devra achever ses études en théologie.

Le pasteur Etienne Bach était le fils d'un pasteur alsacien qui avait rejoint la France après l'annexion de l'Alsace par l'empire allemand. Etienne décida à son tour de faire des études en théologie, et, lorsqu'éclata la première guerre mondiale, il s'engagea comme chasseur alpin, fut plusieurs fois blessé, et cité à l'ordre de l'armée. Après la guerre il resta en Allemagne avec les troupes d'occupation françaises, dans la Ruhr. Il s'attira la sympathie des mineurs affamés de la petite ville de Datteln en leur faisant distribuer du pain pris sur les réserves en farine de l'armée d'occupation.

Bientôt le capitaine-pasteur attira à lui des jeunes des deux pays naguère ennemis qui cherchaient à se réconcilier, et, en 1930, un groupe d'amis l'installa dans une maison près de Neuchâtel en Suisse où se succédèrent jeunes réfugiés ou récalcitrants politiques. C'était le groupe des Chevaliers de la Paix. Il cessa d'exister après 1936, les jeunes Allemands n'ayant plus l'autorisation de venir dans la maison de Valengin. C'est alors qu'Etienne Bach demanda et obtint le poste pastoral d'Annemasse.

En 1942 il rejoindra la Résistance, en 1944 sera réintégré avec les autres maquisards dans l'armée régulière, et à sa retraite de l'année demanda et obtint un nouveau poste dans l'église Réformée, cette fois-ci sur le plateau de Langres. En 1973 il fut invité à aller en Allemagne présider le culte du Vendredi Saint dans la petite ville de Ruhr où, cinquante ans auparavant, il avait fait distribuer le pain de l'armée française d'occupation.

Un dernier Synode de l'Union Réformée a lieu à Aix les Bains. L'année suivante, en 1938 l'unité aura été réalisée. Le 20 septembre 1938 la paroisse reçoit la lettre qui la rattache officiellement à l'UNACERF, et indirectement à la Fédération Protestante de France nouvellement créée. Le premier Synode a lieu à Grenoble du 7 au 9 novembre 1938.

Les soucis concernant la desserte des disséminés continuent. En cinq mois le pasteur a dû parcourir 4000 kilomètres, la paroisse a 105 communes qui lui sont rattachées, et il y a 1500 à 2000 disséminés sur une population totale de 73000 habitants. La société genevoise des Disséminés, sollicitée, donne une subvention, qui sera par la suite régulièrement renouvelée. Le maire de St-Julien accorde une autre subvention pour la location d'un lieu de culte dans la cité.

1939 Le Conseil Régional ayant révisé à la hausse les quotes-parts des paroisses, le Conseil d'Annemasse réagit vivement à une augmentation qu'il juge "vertigineuse" ; il obtient une révision à la baisse de ses obligations, la cible passant de 27000 à 24000 francs. On met en place le Consistoire du Léman, composé de sept paroisses, et qui envisage de publier un bulletin.

A cette époque la paroisse compte 470 foyers.

Lors de la mort du pape Pie XI, le pasteur envoie une lettre de condoléances au curé doyen d'Annemasse, l'abbé Marquet, ce qui dénote des relations nouvelles entre les chrétiens de la ville.

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